dimanche 29 novembre 2009

FERMETURE DU CHATEAU DE FERRIERES : PROPRIETE DE L'UNIVERSITE DE PARIS








James de Rothschild (1792 - 1868)





Le Baron Jacob, dit James, de Rothschild (1792 - 1868) est un banquier français, fondateur de la branche de Paris de la famille Rothschild.

Il inspira les personnages du baron de Nucingen dans la Comédie humaine de Balzac et de Gundermann dans l'Argent de Zola.

Fils de Mayer Amschel Rothschild (1744-1812), fondateur de la dynastie, il épouse en 1824 sa nièce Betty de Rothschild (1805-1886), fille de Salomon de Rothschild, frère de James et fondateur de la branche de Vienne. Naîtront une fille : Charlotte (1825-1899), puis quatre fils : Alphonse (1827-1905), Gustave (1829-1911), Salomon (1835-1864), Edmond (1845-1934).

Arrivé à Paris en mars 1811, James installe en 1815, après avoir spéculé sur la chute de l'Empire, l'établissement financier «MM. de Rothschild Frères» dans l’hôtel que Fouché a abandonné rue Cerutti (devenue rue Laffitte). Il aide le gouvernement de la Restauration, puis celui de la monarchie de Juillet, et gère la fortune personnelle du roi Louis-Philippe. Il finance l’État belge nouvellement indépendant, l’indépendance grecque, l’unité italienne, secourt les trésoreries de l’Espagne, de l’Autriche et des États-Unis. Pionnier des chemins de fer, il obtient la concession de la Compagnie des chemins de fer du Nord (1843) qui sera la plus rentable des entreprises ferroviaires.

Il fut chargé en 1855 (exposition Universelle de Paris) de l’organisation de l’association internationale pour l’adoption du système métrique universel qui aura comme principale tâche l’uniformisation des poids, mesures et monnaies.

Sous la monarchie de Juillet, il est l’homme le plus riche de France avec le roi, avec un capital de 40 millions en 1847. Après avoir été anobli par l’Empereur d’Autriche ainsi que ses frères en 1817 (le titre n'est pas reconnu en France contrairement à la légende), il est nommé consul général d’Autriche à Paris par Metternich en 1821. En 1829, il devient membre du Cercle de l'Union.

Résidences

Il habite d'abord un hôtel particulier rue Laffitte, reconstruit en 1836 en style gothique et Renaissance par Bellenger et Duponchel, puis, à la mort de Talleyrand, il acquiert en juillet 1838 pour 1,2 million, l'hôtel de Saint-Florentin, 2, rue Saint-Florentin surnommé par Henri Heine : « le Versailles de la ploutocratie parisienne ». Il y loue un appartement à la princesse de Lieven.

Le Château de Ferrières (Seine-et-Marne)

En 1829, le baron James acquiert à Ferrières un château ancien, déjà remanié par Bernard Poyet pour Fouché, ministre de la police de Napoléon Ier, qu’il fait transformer en 1830 par A. Maingot en une demeure de style néo-classique.

Entre 1853 et 1861, le baron James, soucieux de rivaliser avec le château construit en 1855 à Mentmore par son cousin Mayer de Rothschild, fait raser le château et construire par Joseph Paxton, dont ce sera l’unique construction en France, le château de Ferrières, l’un des plus remarquables du XIXe siècle. La décoration intérieure a été entièrement réalisée sous la direction d’Eugène Lami. Le parc, attribué à Paxton, est sans doute dû en partie à Louis-Sulpice Varé et Jean-Pierre Barillet-Deschamps.

De l’ancien château ne subsistent aujourd’hui que la buanderie et l’orangerie, attribuées à Joseph-Antoine Froelicher et datées de 1840 environ.

Le Château de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine)

Acquis en 1817 du banquier Jean-Charles Davillier, entièrement reconstruit en 1855 par l’architecte Armand Berthelin dans le style Louis XIV. Décoration intérieure et jardins à la française par Eugène Lami, parc à l’anglaise par Joseph Paxton.

Château Lafite

Le 8 août 1868, le baron James de Rothschild acquiert pour une somme énorme le Château Lafite mis en vente publique dans le cadre de la succession de Ignace-Joseph Vanlerberghe, domaine qui est resté dans sa descendance.

CAMBRIOLAGE AU CHATEAU DE JOSSIGNY : TRAVAUX DE RESTAURATION

Ce château à la française est construit par Jacques Hardouin Mansart de Sagonne, le dernier de la dynastie des architectes Mansart, pour Claude-François des Graviers, dont les armes, associées à celles des Bragelongne, figurent au sommet de la grille, datée de 1753. La façade ouest, sur cour, se compose de deux ailes et d'un avant-corps saillant, tous trois coiffés d'une toiture en croupe. Les clefs et les agrafes rocailles ornent les ouvertures et les pilastres du corps central. Le fronton triangulaire est ouvert d'un oculus. À l'est, le corps central de la façade sur jardin est à trois pans, ce qui donne, en raison des proportions de l'édifice et des coyaux qui relèvent la base de la toiture, une allure chinoise au château.

RESTAURATION DU CHATEAU DE GUERMANTES : OUVERTURE D'UN HOTEL DE LA CHAINE "CHATEAUFORM"



Le nom de Guermantes a été immortalisé par Marcel PROUST (1871-1922) dans l'ensemble « A la recherche du temps perdu » publié de 1913 à 1927. L'écrivain était l'ami intime du petit fils d'une des propriétaires qu'il entendait souvent parler de Guermantes. Proust est séduit par la consonance de ce nom qui excite son imagination. Il s'enquiert de savoir s'il peut « disposer en toute liberté du nom de Guermantes, que je voudrais à la fois illustrer et salir ». Il viendra à Guermantes faire une visite pour remercier les propriétaires de l'avoir autorisé à ajouter aux ombres du passé la noble et altière figure de la Duchesse de Guermantes.

REOUVERTURE DU CHATEAU DE CHAMPS SUR MARNE




samedi 28 novembre 2009

LE CHATEAU DE RARAY : LA BELLE ET LA BETE, JEAN COCTEAU



L'histoire de Raray remonte au XIIIème siècle avec comme premier propriétaire la famille BOUTEILLER. Se succéderont Robert de CRESSONNART, Evêque de Senlis, Arnoult d'AUDENAME, les GHISTELLES et les LIGNY en 1464. Ceux-ci conserveront les terres durant tout le XVème siècle. Vers 1600, les terres sont vendues à Nicolas de Lancy, conseiller du Roi, trésorier général de l'ordinaire des guerres, Chambellan du Duc d'Orléans. C'est lui qui est le bâtisseur du château actuel ainsi que des deux haies cynégétiques qui feront la renommée et l'honneur du château.
La terre de Raray fût érigée en marquisat par Louis XIV en 1654. Madame de SEVIGNE y séjourna car elle était la cousine des LANCY.
Depuis 1782, la famille de la BEDOYERE en est le propriétaire.

Les plafonds polychromes, seuls vestiges de l'ancienne décoration intérieure du château ont le privilège d'avoir pu garder les couleurs d'origine, du fait de leur découverte en 1976. Ils étaient protégés par un faux plafond de plâtre.

Les haies cynégétiques :
4 chiens, un cerf, un sanglier et 18 niches de chaque côté habitées par des bustes d'empereurs romains et d'impératrices, ainsi que des dieux de l'Olympe, parmi lesquels on reconnaît Mercure, Apollon, Diane, Bacchus et Flore. Il y a aussi des personnages contemporains de Nicolas de LANCY.

La Porte Rouge ou Porte de Diane, (ou Porte de la Licorne), évoque la chasse fabuleuse de la Licorne. Premier épisode représentant la Belle et la Bête, l'histoire disant que la licorne animal sauvage, ne peut se laisser prendre que par une vierge.
En 1945, le Parc de Raray servit au tournage par Jean Cocteau du film "La Belle et la Bête" dont le scénario est bien différent de la précédente histoire.

dimanche 22 novembre 2009

LE PAVILLON DE MUSIQUE DE LA COMTESSE DU BARRY A LOUVECIENNE


A Louveciennes, Coty achète en 1923 un domaine comprenant le pavillon édifié par Claude-Nicolas Ledoux en 1771 pour la comtesse du Barry. Sous le prétexte d'édifier en sous-sol un laboratoire de parfumerie, un générateur électrique, des cuisines et une piscine, il n'hésite pas à faire déplacer ce dernier de plusieurs mètres, ce qui aura d'ailleurs pour effet de le préserver, quelques années plus tard, d'un affaissement de la falaise au bord de laquelle il avait été bâti. Le pavillon est néanmoins profondément altéré par la surélévation d'un étage, commandée à l'architecte Charles Mewès, afin de créer cinq chambres à coucher supplémentaires. Des serres tropicales sont créées, reliées au pavillon par des passages souterrains. C'est là que Coty mourra en juillet 1934, victime d'un accident vasculaire cérébral. Il sera inhumé à Ajaccio, sa ville natale.

Le pavillon de Louveciennes a d'emblée été considéré comme une des réalisations les plus abouties de Ledoux et l’un des archétypes du néoclassicisme.

L'entrée, en forme d'abside semi-circulaire ouverte, simplement fermée par un péristyle, reprend une disposition déjà utilisée par Ledoux dans la maison de Mlle Guimard à la chaussée d'Antin. Elle donne accès à une salle qui a la forme d'un carré flanqué de deux demi-cercles, désignée comme salle à manger et où eut lieu le souper d'inauguration. Cette salle commande elle-même une enfilade de trois salons ouvrant sur la Seine, dont le salon du Roi central.




Madame du Barry avait commandé à Jean-Honoré Fragonard une suite de quatre grands tableaux pour son pavillon de Louveciennes. Le peintre représenta les amours de bergers, mais les toiles déplurent à leur commanditaire, sans doute parce que celle-ci y vit la possibilité d'une allusion à sa propre situation. Elle les refusa et Fragonard les installa en 1790 à Grasse, dans le salon d'un de ses cousins, Alexandre Maubert, dont le petit-fils les vendit en 1898 au banquier John Pierpont Morgan qui les présenta dans sa résidence de Londres. Elles sont depuis 1915 l'un des fleurons de la Frick Collection de New York.

En 1965, le pavillon fut acquis par l'industriel alsacien Victor Moritz, propriétaire du Groupe Treca. Il derevint une demeure d'habitation ; les boiseries et les peintures furent restaurées ; une piscine, un terrain de tennis et des écuries furent installés. Victor Moritz reçut de nombreux hôtes de marque, personnalités politiques et artistes de son entourage, dont le Président Valery Giscard d'Estaing durant son mandat, et y donna de nombreuses réceptions.

En 1989, à la mort de Victor Moritz, il fut cédé par ses enfants à Julienne Dumeste, industrielle du meuble. En 1991, elle créa la Fondation Julienne Dumeste pour l’innovation sociale et humanitaire, reconnue d’utilité publique. En 1992, elle fit don du pavillon à sa fondation, qui lança un vaste chantier de rénovation afin de répondre à son vœu de l’ouvrir au public lors d’événements exceptionnels. Disparue en 2001, Julienne Dumeste a fait don de l’ensemble de ses biens à la fondation. Le chantier, commencé en 2002, dura trois ans. Il porta d’abord sur l’extérieur, puis sur la réhabilitation intérieure avec les mises aux normes nécessaires à l’ouverture d’un établissement pouvant recevoir du public. Il dut combiner des contraintes de sécurité fortes, la réalisation des infrastructures techniques, le respect du bâtiment deux fois centenaire et la préservation de son parc de 4,6 hectares, avec ses arbres magnifiques.

LE CHATEAU DE MARLY

Le Château de Marly




LE PAVILLON HENRI IV A SAINT GERMAIN : LIEU DE NAISSANCE DE LOUIS XIV







Le bâtiment central, construit sur le bord de la terrasse, avait été commandé en 1556 à Philibert Delorme par Henri II et Catherine de Médicis. Le roi décède trois ans après dans un tournoi à Paris.

Surnommé par les contemporains la maison du théâtre, une suite de terrasses et d'escaliers facilitait l'accès à la baignerie sur la Seine.

Catherine de Médicis évitera d'y venir vers la fin de sa vie car son astrologue Ruggieri lui aurait prédit que Saint-Germain la verrait mourir. Superstitieuse, elle aurait peu fréquenté les lieux portant ce nom. Son installation dans l'Hôtel de la reine, situé à Paris, paroisse Saint-Eustache, aurait été motivée par cette prédiction, au détriment des Tuileries, qu'elle faisait construire et qui dépendaient de l'église Saint-Germain-l'Auxerrois. Cette histoire, maintes fois relatée, demeure cependant de l'ordre de la légende.

Dès le début de son règne, en 1593, Henri IV viendra à Saint-Germain qui lui plait beaucoup à cause de la vue que le châteauneuf et la terrasse offrent sur la vallée de la Seine, comme au château de Pau. Il commande à Baptiste Androuet du Cerceau son extension avec un aménagement des terrasses jusqu'à la Seine. Les travaux commencent en 1594,

Rapidement terminés par l'architecte d'exécution Jean de Fourcy, ainsi que Guillaume Marchant pour les travaux de maçonnerie, les travaux se poursuivrant avec l'aménagement des grottes avec leurs automates mûs par des jets d'eau, dues aux frères Thomas et Alexandre Francini. Le jardin à la française, qui s'étalera jusqu'a la Seine sur cinq terrasses, avait été composé par le paysagiste Étienne Dupérac et par le jardinier Claude Mollet.