dimanche 22 novembre 2009

TRAVAUX DE MODERNISATION DE LA MACHINE DE MARLY

L'UN DES PLUS GRANDS PROJETS DE PROTO-INDUSTRIE EN EUROPE DU XVIIe SIECLE



Pendant le règne de Louis XIV, les dépenses pour les systèmes d’alimentation d’eau représentèrent un tiers de toutes les dépenses de construction à Versailles. Même avec l’augmentation supplémentaire fournie par la machine de Marly, les fontaines ne pouvaient qu'être mises en marche à l’ordinaire, c’est-à-dire à demi-pression. Avec cette mesure d’économie, les fontaines consommaient 12 800 m³ par jour, une consommation qui excéda de loin des capacités disponibles. En ce qui concerne les Grandes Eaux – les occasions où toutes les fontaines étaient mises en marche au maximum – la consommation d’eau pour un de ces spectacles surpassait 10 000 m³ pour moins que trois heures de jeu. Par conséquent, les Grandes Eaux furent réservées aux occasions exceptionnelles, telles que la réception de l’ambassadeur du Siam (1685-1686)

LA MACHINE DE MARLY AU TEMPS DE LA REVOLUTION INDUSTRIELLE DEPEINTE PAR LES IMPRESSIONNISTES



En 1817, une machine à vapeur fut construite par l'ingénieur Martin et l'architecte Cécile afin de remplacer la machine de Marly. Elle délivrait une puissance de 95 ch pour un débit de 2 000m3 par jour et une consommation de 10 tonnes de charbon par jour.

Les coûts d'exploitations ayant été jugés trop élevés, elle fut remplacée à son tour en 1859 par une machine hydraulique conçue par Dufrayer, sous Napoléon III. Cette machine comportait six roues de 12 m de diamètre et 4,5 m de large, pesant 120 t. Chaque roue était capable d'assurer un débit de 3500 m3 par jour, soit 21 000 m3 par jour pour l'ensemble de l'installation. Elle fut arrêtée en 1963 pour des raisons d'odeurs.

En 1910, elle fut renforcée par une machine à gaz actionnant des pompes, en 1938 par des moteurs diesel actionnant deux pompes d'une puissance de 400 ch pour environ 1 200 m3 refoulés par heure.



LA MACHINE DE MARLY CONTINUE A ALIMENTER EN EAU PLUS DE 22 COMMUNES AUTOUR DE PARIS DONT VERSAILLES

En 1968, un groupe d'électropompes a remplacé la machine du Second Empire. Celui-ci fournit une puissance de 760 ch pour 1 100 m3 refoulés par heure, en renforcement des autres groupes. Le service n'a cessé d'évoluer jusqu'à nos jours, avec des meilleurs rendements de pompe. Actuellement, en heures de pointe, le refoulement atteint 5 500 m3 par heure ; il fournit environ 22 communes dont Versailles.