jeudi 24 juin 2010

VISITE DE L'HOTEL DE LA MARCK AVEC LA DEMEURE HISTORIQUE EN PRESENCE DE S.E. M. L'AMBASSADEUR DE BELGIQUE ET SON EPOUSE





Hôtel de La Marck (dit aussi de Choiseul-Meuse)

Construit en 1760 sur un terrain provenant de l'ancien marché d'Aguesseau pour Louis-Engelbert (1701-1773), comte de La Marck, lieutenant général des armées du roi et gouverneur de Cambrai et du Cambrésis, et sa seconde épouse, née Marie-Anne-Françoise de Noailles (1719-1793), fille du maréchal-duc de Noailles. Leur fille unique, Louise-Marguerite de La Marck (1730-1820), dernière du nom, épousa en 1748 Charles-Léopold de Ligne (1721-1778), prince et duc d'Arenberg. Mais l'hôtel avait été vendu après la mort du comte de La Marck et appartint au maréchal de Castries (1727-1801), secrétaire d'État de la Marine de Louis XVI, qui avait sa résidence en l'hôtel de Castries, rue de Varenne et loua l'hôtel de La Marck à la marquise de Chauvelin puis à la duchesse de Deux-Ponts. Le maréchal de Castries vendit l'hôtel au marquis de La Fayette, qui n'y habita pas davantage et le loua à François-Joseph de Choiseul-Meuse (°1736- ), guidon des gendarmes bourguignons, et sa femme, Anne-Élizabeth de Braque[5]. Il appartint ensuite au diamantaire Henri Schwabacher et eut pour locataire le comte d'Espagnac[6]. Au XIXe siècle, l'hôtel appartint pendant quatorze ans à la famille Mercy-Argenteau. Au début du XXe siècle, l'hôtel appartenait au comte de Pierre[7]. En 1935, il fut acquis par la Belgique qui y installa la chancellerie de son ambassade puis, lorsque celle-ci déménagea rue de Tilsitt en 1951, en fit la résidence de son ambassadeur à Paris. Le corps de bâtiment principal se trouve entre une cour carrée et un jardin clos de murs, formant l'angle de la rue d'Aguesseau et de la rue Montalivet, auquel on accède par un large perron. L'entrée qui se trouvait autrefois sur la rue d'Aguesseau a été transférée sous le Second Empire sur la rue de Surène, sur laquelle la cour de l'hôtel ouvre par deux doubles portes cochères. Sur la rue d'Aguesseau a été élevé un corps de bâtiment qui renferme un vaste hall donnant sur l'escalier d'honneur. Au rez-de-chaussée, plusieurs pièces ont été reunies au XIXe siècle pour créer une vaste salle à manger d'apparat. Les salons de réception conservent leurs boiseries blanc et or de style Rocaille et la ferronnerie en bronze doré aux initiales S.T. du bronzier Sterlin. L'un des salons est décoré de chinoiseries attribuées à Christophe Huet. Le mobilier d'origine a été dispersé à la mort du comte de La Marck mais le détail en est connu par un inventaire : il comprenait plusieurs pendules réalisées par des horlogers célèbres et une grande quantité de porcelaines et de tableaux.