lundi 31 octobre 2011

L'ARCHITECTE NEOCLASSIQUE KARL FRIEDRICH SCHINKEL (1781-1841)

L'architecte Karl Friedrich Schinkel (1781-1841)

Le style de Schinkel dans sa période la plus productive est marqué par un retour à l'architecture grecque classique, peut-être une tentative de s'écarter du style romain des occupants français. Ses bâtiments les plus célèbres se trouvent à Berlin et dans ses alentours. Parmi ceux-ci, on peut noter à Berlin le Schauspielhaus (1819-1821), sur la Gendarmenmarkt, qui remplace l'ancien théâtre détruit après un incendie et l' Alte Museum (voir photo) sur l'île aux musées (1823-1830).

L'importance de Schinkel ne réside pas seulement dans ses réalisations architecturales, mais aussi dans son travail théorique. Ses idées apparaissent clairement dans certains projets non réalisés comme la transformation de l'Acropole en palais royal ou l'aménagement du palais Orianda en Crimée. Ces plans peuvent être étudiés dans sa Sammlung architektonischer Entwürfe (collection d'ébauches architecturales de 1820 à 1837) et dans ses Werke der höheren Baukunst (1840-1842; 1845-1846).
Altes Museum (juin 2003), avec son imposante colonnade ionique

Certains pensent que les circonstances politiques (occupation française et dépendance vis-à-vis de rois prussiens parfois incapables) empêchèrent Schinkel de déployer tout son potentiel et le talent que ses schémas laissaient présager.
Profil en médaillon de Schinkel, sculpté par August Kiss, sur la stèle funéraire de l'architecte

À côté de ses nombreux bâtiments, Schinkel réalisa aussi des œuvres en tant que peintre, créateur de décors théâtraux et architecte d'intérieur. Il officiait aussi en tant qu'expert (il fit plusieurs rapports pour la cathédrale de Cologne : le Kölner Dom, avec l'aide du roi Frédéric-Guillaume IV de Prusse qui finança ses projets). Par la suite Schinkel évolue vers un style néoromantique inspiré du Moyen Âge anglais et Peter Joseph Lenné, qu'il a connu en 1818, collabore avec lui pour la créations de parcs romantiques autour de ses constructions. Il eut pour élève Friedrich Hitzig.

Le Charlottenhof à Postdam

château aux confins de l'Allemagne





LES JARDINS DU PAYSAGISTE PRUSSIEN PETER JOSEPH LENNÉ (1789 - 1866)

Peter Jospeh Lenné (1789-1866), paysagiste de cour

Le congrès de Vienne de 1815 attribue la Rhénanie au Royaume de Prusse. Les guerres napoléoniennes ont ruiné ou endommagé les parcs des châteaux de Berlin et de Potsdam. Leur entretien est sous la responsabilité du maréchal de la cour qui est à cette époque le baron Burchard Friedrich von Maltzahn qui l'appelle en février 1816 à Berlin. Lenné est en période probatoire jusqu'à la Saint-Michel et placé sous la subordination du jardinier en chef Johann Friedrich Morsch. Il doit réaménager le Neuer Garten (Nouveau Jardin) de Potsdam. Au même moment le prince Karl August von Hardenberg (1750-1822), chancelier à la cour, lui commande de faire les plans et d'aménager son domaine à Neuhardenberg, ainsi que de faire à l'automne 1816 un jardin anglais (Englischer Gartenparthie) sur un terrassement dans une partie du parc de son château de Glienicke, d'autres projets prennent ensuite corps. Ce dernier est vendu en 1824 au prince Charles de Prusse, et Lenné peut poursuivre son aménagement. C'est à cette époque aussi qu'il forme le projet de l'île de Potsdam, énorme chantier qui ne sera mis en œuvre que sous le règne de Frédéric-Guillaume IV.

Il commence une collaboration fructueuse avec l'architecte Karl Friedrich Schinkel, alors que Berlin et la Prusse sont en pleine expansion. Il travaille aussi avec Ludwig Persius et Ferdinand von Arnim. En 1818, il commence à travailler au parc de Sans-Souci qui est l'un de ses chefs-d'œuvre, puis à partir de 1825 au palais de Charlottenhof. Il s'attelle ensuite à la colonie russe d'Alexandrowka près de Berlin, à l'Île aux Paons, au château de Sacrow, au parc de Böttscherberg, au parc du château de Babelsberg à Potsdam qui sera terminé par le prince von Pückler-Muskau. Même s'il est engagé à Berlin, Lenné continue de se rendre à Coblence qu'il embellit et où il se construit une demeure, et à travailler à des projets en Rhénanie.

le Parc de Pfaueninsel (l'ïle des Paons)

le château de Babelsberg (Postdam)

LE JARDIN DU PEPINERISTE, PAYSAGISTE ET POETE KARL FOERSTER (1874-1970) A POSTDAM

Karl Foerster (1874-1970),
pépinériste, paysagiste et poète

HISTOIRE
(texte par Silvia Jope)

Karl Foerster was born in Berlin, Germany on September 3, 1874. His father was the royal director Wilhelm Foerster and his mother the painter Ina Foerster. He further had two brothers and two sisters. He studied as a gardener apprentice in Schwerin from 1889-1991. From 1892 till 1903 he visited the "Gaertnerlehranstalt Wildpark bei Potsdam" (Gardening academy) and studied under the plant breeder and landscape architect Ludwig Winter in Bordighera on the Italian Riviera. Here his lifelong passion for both photography and all aspects of perennial plants began. In 1903 he started to revive his parents plant nursery in Berlin-Westend with the goal to simplify the vast and chaotic assortment of available plant material and select a limited number for maximum beauty, resilience and endurance.

The first Foerster catalog was published in 1907 and in 1909 his article on cold hardy Japanese Chrysanthemums for dry gardens was printed in a horticultural magazine ("Der praktische Ratgeber für Obst- und Gartenbau"). With the relocation of his nursery from Berlin to Potsdam, he transformed 5000 square meter agricultural land into a famous gardening paradise, and employment at his nursery was considered a prestige.

His first public lecture on cold hardy perennials in 1910 set the stage for his life long devotion to public education. In 1916, he was instructed with designing and implementing a landscape around the royal castle "Cecilienhof". After he returned home from his service in World War I in 1917, his book "Vom Bluetengarten der Zukunft" ( "from the blooming garden of the future") becomes published. In 1920, he successfully bred Delphinium elatum ‘Berghimmel’.

Together with the landscape architects Hermann Mattern and Herta Hammerbacher he formed the working alliance "Gartengestaltung Bornim" in 1927 and together they transformed his hometown Bornim into a Mecca for gardening enthusiasts. In 1933, his collegue Heinz Hagemann returned from his Bohemian home town with the cultivar Rudbeckia sullivantii ‘Goldsturm’, which then is named and propagated in Foersters nursery.

During the Nazi era, Foerster took the risk and employed numerous Jewish friends in his operation and resisted the Nazi demand to primarily propagate and sell native German, pure plants. After the war, the soviet military administration puts claim on Foersters nursery , which was now managed under tight Soviet rule and remained the only perennial supplier for East Germany.

In addition to his lectures, writings and plant breeding, Foerster also initiated the show gardens in Bern, Switzerland and Riga, Lettland, as well as demonstration gardens in Bavaria, Hannover and Hamburg before the end of World War II. In 1950, he receives an honorary doctorate degree from the Humboldt University in East Berlin.

Karl Foerster died on November 27, 1970 at the age of 96 in his home in Bornim.

The Perennial Plant Association has awarded the title of Perennial Plant of the Year 2001 to Calamagrostis xacutiflora 'Karl Foerster'.


vendredi 28 octobre 2011

LA GENEALOGIE HOHENZOLLERN : ROIS DE PRUSSE, EMPEREURS D'ALLEMAGNE ET ROIS DE ROUMANIE

Blason Hohenzollern

Les Hohenzollern régnèrent pendant 900 ans tout d'abord sur de petits territoires puis, au fil des siècles, leur puissance s'accrut. Ses souverains parvinrent à régner sur un immense empire qui s'écroula en 1918. Les différents monarques prussiens qui se succédèrent furent les artisans de la réunion des petits états allemands créant ainsi le IIème Reich.

Le berceau de la Maison de Hohenzollern se situe autour de la ville de Hechingen en Souabe et naquit vers le XIe siècle. Le nom de cette famille tire ses origines dans le nom de leur château : le château de Burg-Hohenzollern. La Maison de Hohenzollern a pour devise « Sinus Deo » (Rien sans Dieu). Elle adopta son blason en 1192.

La Maison de Hohenzollern se divisa en deux branches :

La branche catholique de Souabe qui régna dans la région d'Hechingen jusqu'à son extinction en 1869. Une lignée de cette branche, celle des Hohenzollern-Sigmaringen, subsiste aujourd'hui. Au milieu du XIXe siècle, son chef Charles de Hohenzollern-Sigmaringen céda volontairement sa souveraineté sur la Principauté de Hohenzollern-Sigmaringen au Royaume de Prusse, constituant ainsi l'une des deux composantes de la Province de Hohenzollern. Mais l'un de ses fils, Charles, fut élu en 1866 prince de Roumanie puis proclamé roi en 1881. L'actuelle famille royale de Roumanie, qui a régné jusqu'en 1947, est donc un rameau des Hohenzollern-Sigmaringen.

La branche protestante de Franconie qui règna avec Frédéric Ier de Brandebourg sur la marche de Brandebourg en 1415, lui permettant d'être Prince-Électeur du Saint Empire romain germanique, puis sur le Duché de Prusse dès 1525, fiefs réunis au sein d'une union Brandebourg-Prusse en 1618 qui donnera naissance au Royaume de Prusse en 1701. À partir de la proclamation de l'Empire allemand en 1871, ils ajoutèrent à leurs titres celui d'Empereur allemand qu'ils conservèrent jusqu'en 1918, date à laquelle Guillaume II fut contraint à l'abdication, conséquence de la défaite allemande pendant la Première Guerre mondiale et de la Révolution allemande de novembre 1918.

LES PALAIS PRUSSIENS DE POTSDAM








VILLAS PRIVEES AUTOUR DE BERLIN