mardi 27 mars 2012

VOYAGE "PALAIS ET JARDINS PRIVES DE SICILE OCCIDENTALE" - GROUPE POINT DE VUE


ARMAND DE FOUCAULT



GÉNÉALOGIE DES PRINCES ALLIATA DI VILLAFRANCA



Blason des Alliata, Princes de Villafranca


C’est une des plus anciennes famille italienne dont les origines se perdent dans les légendes. On dit, entre autre, que les Alliata avaient été investis de la possession de l’île de Candie par l’empereur Constantin et qu’un certain Leone, commandant des milices de l’empereur Michele Paleologo, avait battu en 1274 une horde de Barbares, qui menaçaient de mettre Constantinople à sac.

Une fois les légendes mises de côté, la famille Alliata, issue de Milan, dès la fin du XIII siècle s’installe à Pise, et est connue comme l’une des banques les plus florissantes de l’époque, finançant bon nombre d’entreprises commerciales et de grands intérêts dans l’île de Sardaigne, autrefois possession de la république pisane. La conquête de l’île par les Aragonais et l’intérêt des Vicomtes à l’égard de Pise firent en sorte qu’en 1330 Filippo Alliata (ou Agliata, selon la version la plus ancienne du nom de la famille) se transfère en Sicile, à l’époque sous Frédéric II d’Aragon, et s’installe à Palerme, en n’abandonnant toutefois pas ses intérêts pisans.

Parmi ses principaux membres, il importe de mentionner Gherardo, protonotaire du Royaume appartenant à la noblesse féodale, en tant que possesseur du fief de Pietra di Amico, échangé en 1468 avec la baronnie de Castellammare ; Pietro, qui acheta la baronnie de Villafranca, où son fils Antonio édifia le village homonyme en 1499 ; Giuseppe, qui se maria avec Fiammetta Paruta et reçut en dot la baronnie de Sala di Paruta, et son fils, qui fut le premier prince de Villafranca (1609) ainsi que le premier duc de Sala Paruta (1625) et Préteur de Palerme (1626).

Parmi les nombreux successeurs qui occupèrent les plus hautes charges des magistratures du royaume de Sicile et de la ville de Palerme, on rappelle encore Giuseppe, maréchal de camp de Victor-Amédée II et commandant des Gardes du Corps sicilien (1714), ensuite maréchal de camp de l’empereur Charles VI, Grand d’Espagne (1722) et son fils Domenico, prince du Saint-Empire Romain, grand Courrier du royaume, chevalier de l’Ordre de Saint-Janvier et maréchal de camp du roi Charles III de Bourbon ; Giuseppe, qui en 1810 entra en contradiction avec la Cour bourbonienne et fut pour cette raison exilé à Pantelleria, rappelé en 1811 sur intervention des Anglais, il fut nommé président de la Chambre des Pairs et enfin, en 1820, à la tête du comité municipal de Palerme, il essaya de limiter les dommages d’une révolte qui était une fin en soi.

A une époque plus récente, il est bon de rappeler Edoardo (1818- 1898) : c’est lui qui créa les premières caves à Casteldaccia et importa de France les pressoirs les plus modernes de l’époque, en transformant l’exploitation artisanale produisant le vin Corvo di Salaparuta en une entreprise commerciale de grande envergure ; Enrico (1879-1946), figure éclectique de noble sicilien œuvrant dans les domaines les plus divers, connu pour son livre de recettes autant que pour son activité d’entrepreneur spécialisé dans l’œnologie.


dimanche 25 mars 2012

GÉNÉALOGIE TORLONIA, PALAIS ET VILLAS






Villa Torlonia, restaurée récemment


Palais Torlonia (Piazza Venezia, démoli et reconstruit)

Villa Albani

VOYAGE "PALAIS ET JARDINS PRIVES DE SICILE OCCIDENTALE" - GROUPE POINT DE VUE


La Villa Igiea, aujourd'hui Hôtel Hilton

Donna Franca Florio, l' "étoile de l'Europe"


Ignazio Florio (1838-1891), était sénateur, héritier d'une dynastie fondée par Vincenzo Florio au début du xixe siècle. Avec le Génois Raffaele Rubattino, il était à l'origine de la fondation, en 1881, de la Navigazione Generale Italiana (NGI), qui en 1932 fusionnera pour créer l'ancêtre de l'Italian Line. Sa mère était la baronne Giovanna d'Ondes Trigona (1843-1917), de la famille Caracciolo di Castagneto, descendants de l'amiral Francesco Caracciolo. Son cadet, Vincenzo, est à l'origine de la course automobile Targa Florio.


À 20 ans, Ignazio Florio Jr. fait le tour de l'Europe, apprenant diverses langues. Il avait fait tatouer une femme japonaise sur son bras et s'habillait exclusivement à Londres (cravates de Moulengham, chapeaux de Locke & Tuss, costumes de Meyer & Mortimer...).

Deux ans plus tard, il hérite d'une fortune immense, fondée sur la banque, les chantiers navals, la fonderie, le sel, la vigne, etc., et surtout la Società di Navigazione Italiana (SNI), l'une des plus grosses flottes commerciales européennes. Son empire commercial et son patrimoine comprenait ainsi le Consortium agraire sicilien, la Céramique Florio, le Teatro Massimo de Palerme, qu'il ambitionnait de faire rivaliser avec l'Opéra de Paris, la Tonnara Florio, la Villa Igiea, le chantier naval de Palerme, la Cantine Florio, productrice du vin de liqueur Marsala (DOC), ainsi que le journal L'Ora, également de Palerme. Néanmoins, cette fortune était déjà en cours de déclin, Gênes, Turin et Milan étant appelés à remplacer Palerme.

Il avait épousé en 1893 la baronne Franca Jacona Notarbartolo di San Giuliano, surnommé par le Kaiser Guillaume II l'« étoile d'Italie », entrant ainsi dans les rangs de la noblesse. Le couple étant l'un des plus en vue de la société mondaine de la Belle Époque. Dans les années 1900, elle fut l'une des premières femmes à subir une opération de chirurgie esthétique à Paris. En 1901, la famille Florio fut invitée aux funérailles de la reine Victoria.

Avec sa sœur Giulia Florio, il s'engageait dans des activités philanthropiques, par exemple à l'égard des habitants sinistrés de Messine après le tremblement de terre de 1908.


La Targa Florio (1906-1973)


interview de Costanza Afan de Rivera Costaguti Florio