dimanche 2 septembre 2012

VOYAGE A PARME : GÉNÉALOGIE BOURBON PARME ET LA DESCENDANCE DE LOUIS XIV


Le blason Bourbon Parme

Le blason des ducs de Parme résume en lui seul toute l'histoire de cet Etat disparu en 1860. Au centre le blason des Bourbons d'Espagne, en haut les Farnèse (créateurs du Duché de Parme), les Gonzague-Rossi (une des grands familles de Parme), les Médicis Malaspina, au centre la Savoie ancienne et moderne (superposée) et les Correggio (famille rivale des Rossi au Moyen-âge), et en dessous les armoiries Pallavicini (héritage des Etats Pallavicino à Busseto), les Paléologue (ducs de Montferrat) et les Landi (héritage de la principauté Landi située à Borgotaro).






Les origines du Duché : le mariage de Marguerite de Habsbourg, fille naturelle de Charles Quint avec Octave Farnèse.

Fille naturelle de Charles Quint, Marguerite de Habsbourg est reconnue par son père et éduquée selon les préceptes prévus pour son rang. Sa préceptrice est sa grand-tante, fille de Maximilien d'Autriche gouverneur des Pays-Bas, puis sa tante Marie de Hongrie. Dans une époque caractérisée par des guerres politiques et religieuses qui enflamment toute l'Europe, elle devient un pion essentiel dans le jeu des alliances. En 1533 elle reçoit en dot les fiefs de Penne, Campli, Leonessa, Cittaducale et Montereale et elle est promise à Alexandre de Médicis, duc de Toscane, suivant l'accord passé à Barcelone entre l'Empereur et le pape Clément VII. Leur mariage, célébré le 18 janvier 1536, n'est pas heureux à cause du caractère d'Alexandre. Il n'y aura pas de descendance et en 1537, Alexandre est assassiné par son cousin Lorenzo, dit "lorenzaccio"


La condition de veuve de Marguerite convainc Paul III, en 1538, de demander sa main pour son petit-fils Octave, fils de Pierre Louis Farnèse et héritier du Duché de Castro, mais Marguerite, âgée de dix sept ans, après avoir été duchesse de Florence, aspire à bien d'autres choses que d'épouser Octave âgé de seulement dix neuf ans. Marguerite n'aime pas Octave qu'elle ne juge pas digne de son rang même si le pape accumule pour lui les honneurs, les charges, les richesses. Elle doit céder pour raisons d'Etat et elle se présente à Rome vêtue de noir pour montrer à tous son désaccord. Le mariage est célébré le 4 novembre dans la Chapelle Sixtine en présence du pape. Paul III met tout en œuvre pour que les propriétés d'Alexandre de Médicis à Rome soient acquises à sa nouvelle petite fille, le palais "Madame" et la villa "Madame". Le mariage ne se révéle pas heureux ; Octave se montra peu compréhensif et manque de délicatesse alors que Marguerite cherche par tous les moyens à ne pas consommer le mariage en raison de sa préférence pour les femmes ce qui fit beaucoup discuter ses contemporains. Elle songe continuellement à la cour des Médicis. Selon les dépêches que reçoit Charles Quint, il semble de Paul III et Pierre Louis font tout pour remonter le moral de Marguerite pendant qu'Octave mène une vie nocturne indigne.

En 1545, il y a deux évènements fondamentaux : la création du duché de Parme en faveur de Pierre Louis Farnèse, avec pour conséquence l'investiture par Octave du duché de Castro et la naissance de jumeaux. Marguerite reste duchesse de Castro jusqu'en 1547, année de la mort de Pierre Louis, Octave assume la charge de duc de Parme. Le 27 août 1545, Charles et Alexandre naissent. Leur baptême a lieu à Saint Eustache, en présence de dix-neuf cardinaux et de parrains d'exception : Charles Quint et Catherine de Médicis, reine de France. 1547, année néfaste en raison de la mort de Pierre Louis, est aussi l'année où le couple Marguerite-Octave se ressoude. Le courage montré par Octave pour la reconquête de Parme face aux ambitions de l'Empereur et du pape amène Marguerite à porter un jugement nouveau envers son mari, sentiment composé d'amitié et de compréhension. Pendant la guerre de Parme qui oppose Octave allié au roi de France et le pape allié à Charles Quint, Marguerite demeure en ville et réconforte, par sa présence, les Parmesans. Après la guerre, l'Empereur, sentant sa mort venir, recommande Marguerite à son demi frère Philippe II d'Espagne qui développe une politique de rapprochement avec le duché de Parme. Parmi les accords scellés, une clause prévoit que son fils Alexandre soit placé sous la tutelle du roi d'Espagne et, en 1556, Marguerite en personne accompagne Alexandre à Bruxelles où se trouve Philippe II.

L'héritage Farnèse

Le traité d'Utrecht, qui, en 1713 contribue à conclure la Guerre de Succession d'Espagne, réduit de manière importante le poids politique et militaire de l'Espagne, la reléguant au rôle de puissance de second rang. L'Empire espagnol reste le plus important grâce aux colonies existantes d'Amérique latine, mais est contraint de céder ses nombreux territoires européens. Les Pays-Bas du Sud, le Royaume de Naples, le Royaume de Sardaigne, le duché de Milan et l'État des Présides passent à l'Autriche et le Royaume de Sicile à la Savoie, alors que l'île de Minorque et la forteresse de Gibraltar, territoires de la mère patrie, deviennent des possessions de la Grande-Bretagne.

Philippe V, qui a obtenu la reconnaissance de ses droits au trône, a pour intention de restituer à l'Espagne son prestige perdu. En 1714, après la mort de sa première femme Marie-Louise de Savoie, le prélat placentin Giulio Alberoni arrange un mariage avantageux avec une princesse italienne : Élisabeth Farnèse, nièce et belle-fille de François Farnèse, duc de Parme et de Plaisance. La nouvelle reine, femme énergique, autoritaire et ambitieuse a rapidement acquis une grande influence sur son mari et la cour, et après avoir favorisé la nomination d'Alberoni comme premier ministre en 1715, elle est à l'origine, avec le prélat, de la politique étrangère agressive visant à rétablir les anciens territoires espagnols en Italie. En 1716, après un peu plus d'un an de mariage, Élisabeth donne naissance à l'infant Charles, le quatrième dans la lignée de succession au trône d'Espagne derrière ses demi-frères Louis, Philippe Pierre et Ferdinand. Sa mère aspire plutôt au Duché de Parme et de Plaisance en sa qualité d'héritier des Farnèse, dynastie qui semble destinée à disparaitre car le duc François et son seul frère Antoine n'ont pas d'enfants.

En tant que petite-fille de Marguerite de Médicis, la reine Élisabeth transmet à son aîné les droits sur le Grand-duché de Toscane, l'ancien grand-duc Cosme III a comme unique héritier son fils Jean Gaston, sans descendance.

Après le mariage, en 1715, de la nièce du dernier duc de Parme, Élisabeth Farnèse, avec le roi Philippe V d'Espagne, le traité de Londres de 1718 stipule que le duché doit être transmis aux enfants de la maison des Bourbons d'Espagne issus du mariage d'Élisabeth. Sa mère Dorothée Sophie est donc nommée régente jusqu'à l'arrivée de Charles de Bourbon.

Celui-ci est intronisé duc de Parme sous le nom de Charles Ier avant de conquérir le trône de Naples, en 1734, à l'issue de batailles avec les troupes autrichiennes. La fin de la guerre de Succession de Pologne, scellée par le traité de Vienne de 1738, rend le duché de Parme et de Plaisance aux Habsbourg d'Autriche qui l'administrent jusqu'en 1745, sous l'autorité de Charles VI, puis de Marie-Thérèse. Charles, pour sa part, a rejoint son nouveau royaume de Naples, non sans avoir pillé Parme d'une grande partie de ses œuvres artistiques et de ses archives.

Suit une période d'occupation par les Autrichiens pendant la guerre de succession d’Autriche.

L'héritage Gonzague-Guastalla

D'abord annexé en 1747 par Marie-Thérèse d'Autriche, le duché et ses fiefs, rattachés à ceux de Parme et Plaisance, seront remis entre les mains de Ferdinand VI d'Espagne (fils aîné de Philippe V) selon les termes du Traité d'Aix-la-Chapelle de 1748.


L'infant Philippe, marié depuis le 26 août 1739 à Élisabeth de France, fille du roi Louis XV et de Marie Leszczyńska, alors âgée de douze ans, devient duc de Parme, de Plaisance et de Guastalla. Il entre à Parme en juillet 1749.

Charles Xavier, actuel chef de la maison de Parme et prétendant "carliste", et sa femme Cécilia 

La Reggia di Colorno, construit au XVIIème siècle pour les Farnèse, restaurée au XVIIIème par les Bourbon et annexé au XIXème par les Français.





LE RETOUR DU COEUR DE LOUIS XVII A SAINT DENYS
organisé par le Prince Charles Emmanuel de Bourbon-Parme


le Prince Louis de Bourbon et le Prince Charles Emmanuel de Bourbon-Parme