jeudi 27 février 2014

LES APPARTEMENTS BORGIA AU VATICAN (FRESQUES DE PINTURICCHIO 1492-1494)


Dispute de Sainte Catherine d'Alexandrie

Dispute de Catherine d’Alexandrie contre les philosophes devant Maxence. Catherine, représentée en tunique bleue semée de croix d’or et manteau rouge, devant le trône de Maxence, au centre gauche de la fresque, serait le portrait de Lucrezia Borgia, fille du pape Alexandre VI. Pinturicchio s’est représenté derrière le trône de Maxence. En 1493, Lucrèce Borgia épouse Giovanni Sforza : le mariage sera annulé en 1497, officiellement pour non consommation, en réalité pour des raisons diplomatiques (changements d’alliances des familles). Giovanni Sforza est-il le jeune homme vêtu de rouge qui fait face au spectateur au premier plan à gauche, et vers lequel Lucrezia semble diriger ses regards ? 
Un autre personnage, à l’arrière-plan mais tout proche de Catherine-Lucrèce, est coiffé d’un turban : c’est probablement Djem, le fils cadet de Mehmet II le conquérent de Constantinople en 1453. Djem, détrôné par son frère Bajazet, était retenu par les Borgia à Rome et posa pour cette fresque. Le personnage de dos au premier plan au centre pourrait représenter César Borgia, qui venait d’être nommé cardinal : il porte le chapeau rouge et temps la main, gauche il ets vrai, vers une bible pour rejoindre le camp des chrétiens… L’arrière-plan est occupé par l’arc de Constantin, dominé par un bœuf (emblème des Borgia) et portant l’inscription « PACIS CVLTORI » (« à l’artisan de la paix »), une citation antique qui devient ainsi le manifeste et le résumé du programme du pontife. L’arc de Constantin fut érigé à Rome en 315 pour commémorer la victoire de Constantin, empereur chrétien, sur Maxence, empereur païen, au pont Milvius, en 312, où Maxence mourut. On peut roujours le voir à Rome. La décoration en a été simplifiée et l’inscription PACIS CULTORI remplace un long texte et le haut de l’arc est aujourd’hui plat. 
    
Jacques de Voragine, Légende dorée

    Catherine, fille du roi Costus, fut instruite dans l’étude de tous les arts libéraux. L’empereur Maxence avait convoqué à Alexandrie les riches aussi bien que les pauvres, afin de les faire tous immoler aux idoles, et pour punir les chrétiens qui ne le voudraient pas. Alors, Catherine, âgée de 18 ans, était restée seule dans un palais plein de richesses et d’esclaves  ; elle entendit les mugissements des divers animaux et les accords des chanteurs  ; elle envoya donc aussitôt un messager s’informer de ce qui se passait. Quand elle l’eut appris, elle s’adjoignit quelques personnes, et se munissant du signe de la croix, elle quitta le palais et s’approcha. Alors elle vit beaucoup de chrétiens qui, poussés par la crainte, se laissaient entraîner à offrir des sacrifices. Blessée au cœur d’une profonde douleur, elle s’avança courageusement vers l’empereur et lui parla ainsi : «  La dignité dont tu es revêtu, aussi bien que la raison, exgeraient de moi de te faire la cour, si tu connaissais le créateur du ciel, et si tu renonçais au culte des dieux. » Alors debout devant la porte du temple, elle discuta avec l’empereur, à l’aide des conclusions syllogistiques, sur une infinité de sujets qu’elle considéra au point de vue allégorique, métaphorique, dialectique et mystique. Revenant ensuite à un langage ordinaire, elle ajouta : « Je me suis attachée à t’exposer ces vérités comme à un savant : or, maintenant pour quel motif as-tu inutilement rassemblé cette multitude afin qu’elle adorât de vaines idoles  ? Tu admires ce temple élevé par la main des ouvriers  ; tu admires des ornements précieux que le vent envolera comme de la poussière. Admire plutôt le ciel et la terre, la mer et tout ce qu’ils renferment, admire les ornements du ciel, comme le soleil, la lune et les étoiles : admire leur obéissance, depuis le commencement du monde jusqu’à la fin des temps  ; la nuit et le jour, ils courent à l’occident pour revenir à l’orient, sans se fatiguer jamais : puis quand tu auras remarqué ces merveilles, cherche et apprends quel est leur maître  ; lorsque, par un don de sa grâce, tu l’auras compris et que tu n’auras trouvé personne semblable à lui, adore-le, glorifie-le : car il est le Dieu des dieux et le Seigneur des seigneurs. » Quand elle lui eut exposé avec sagesse beaucoup de considérations touchant l’icnarnation du Fils, l’empereur stupéfait ne sut que lui répondre. Enfin revenu à lui : « Laisse, ô femme, dit-il, laisse-nous terminer le sacrifice, et ensuite nous te répondrons. Il commanda alors de la mener au palais et de la garder avec soin  ; il était plein d’admiration pour sa sagesse et sa beauté. En effet elle était parfaitement bien faite, et son incroyable beauté la rendait aimable et agréable à tous ceux qui la voyaient. Le César vint au palais et dit à Catherine : « Nous avons pu apprécier ton éloquence et admirer ta prudence, mais occupés à sacrifier aux dieux, nous n’avons pu comprendre exactement tout ce que tu as dit : or, avant de commencer, nous te demandons ton origine.  » A cela Catherine répondit : « Il est écrit : « Ne te loue pas ni ne te déprécie toi-même », ce que font les sots que tourmente la vaine gloire. Cependant j’avoue mon origine, non par jactance, mais par amour pour l’humilité. Je suis Catherine, fille unique du roi Costus. Bien que née dans la pourpre et instruite assez à fond dans les arts libéraux, j’ai méprisé tout pour me réfugier auprès du Seigneur J.-C. Quant aux dieux que tu adores, ils ne peuvent être d’aucun secours ni à toi, ni à d’autres. Oh! qu’ils sont malheureux les adorateurs de pareilles idoles qui, au moment où on les invoque, n’assistent pas dans les nécessités, ne secourent pas dans la tribulation et ne défendent pas dans le péril  ! Le roi : «  S’il en est ainsi que tu le dis, tout le monde est dans l’erreur, et toi seule dis la vérité : cependant toute aflirmation doit être confirmée par deux ou trois témoins. Quand tu serais un ange, quand tu serais une puissance céleste, personne ne devrait encore te croire  ; combien moindre encore doit être la confiance en toi, car tu n’es qu’une femme fragile  ! » Catherine : « Je t’en conjure, César, ne te laisse pas dominer par ta fureur  ; l’âme du sage ne doit pas être le jouet d’un funeste trouble, car le poète a dit : «  Si l’esprit te gouverne, tu seras roi, si c’est le corps, tu seras esclave. » L’empereur : « Je m’aperçois que tu te disposes à nous enlacer dans les filets d’une ruse empoisonnée, en appuyant tes paroles sur l’autorité des philosophes. » Alors 1’empereur, voyant qu’il ne pouvait lutter contre la sagesse de Catherine, donna des ordres secrets pour adresser des lettres de convocation à tous les grammairiens et les rhéteurs afin qu’ils se rendissent de suite au prétoire d’Alexandrie, leur promettant d’immenses présents, s’ils réussissaient à l’emporter par leurs raisonnements sur cette vierge discoureuse. On amena donc, de différentes provinces, cinquante orateurs qui surpassaient tous les mortels dans tous les genres de science mondaine. Ils demandèrent à l’empereur, pourquoi ils avaient été convoqués de si loin  ; et César leur répondit : « Il y a parmi nous une jeune fille incomparable par son bon sens et sa prudence  ; elle réfute tous les sages, et affirme que tous les dieux sont des démons. Si vous triomphez d’elle, vous retournerez chez vous comblés d’honneurs. » Alors l’un d’eux plein d’indignation répondit avec colère : « Oh! la grande détermination d’un empereur qui, pour une discussion sans valeur avec une jeune fille, a convoqué les savants des pays les plus éloignés du monde, quand l’un de nos moindres écoliers pouvait la confondre de la façon la plus leste  !  » L’empereur dit : « Je pouvais la contraindre par la force à sacrifier, ou bien l’étouffer dans les supplices  ; mais j’ai pensé qu’il valait mieux qu’elle restât tout à fait confondue par vos arguments. » Ils lui dirent alors : — Qu’on amène devant nous la jeune fille et que, convaincue de sa témérité, elle avoue n’avoir jusqu’ici jamais vu des savants. » Mais la vierge, ayant appris la lutte à laquelle elle était réservée, se recommanda toute à Dieu  ; et voici qu’un ange du Seigneur se présenta devant elle et l’avertit de se tenir ferme, ajoutant que non seulement elle ne pourra être vaincue par ses adversaires, mais qu’elle les convertira et qu’elle leur frayera le chemin du martyre. Ayant donc été amenée devant les orateurs, elle dit à l’empereur : «  Est-il juste que tu opposes une jeune fille à cinquante orateurs auxquels tu promets des gratifications pour la victoire, tandis que tu me forces à combattre sans m’offrir l’espoir d’une récompense  ? Cependant, pour moi, cette récompense sera N.-S. J.-C. qui est l’espoir et la couronne de ceux qui combattent pour lui.  » Alors les orateurs ayant avancé qu’il était impossible que Dieu se fît homme et souffrît, la vierge montra que cela avait été prédit même par les gentils. Car Platon établit que Dieu est un cercle, mais qu’il est échancré. La sibylle a dit aussi : «  Bienheureux est ce Dieu qui est suspendu au haut du bois.  » Or, comme la vierge discutait avec la plus grande sagesse contre les orateurs qu’elle réfutait par des raisons évidentes, ceux-ci, stupéfaits, et ne sachant quoi répondre, furent réduits à un profond silence. Alors l’empereur, rempli contre eux d’une grande fureur, se mit à leur adresser des reproches de ce qu’ils s’étaient laissé vaincre si honteusement par une jeune fille. L’un d’eux prit la parole et dit : «  Tu sauras, empereur, que jamais personne n’a pu lutter avec nous, sans qu’il n’eût été vaincu aussitôt : mais cette jeune fille, dans laquelle parle l’esprit de Dieu, a tellement excité notre admiration que nous ne savons, ni n’osons absolument dire un mot contre le Christ. Alors, prince, nous avouons fermement que si tu n’apportes pas de meilleurs arguments en faveur des dieux que nous avons adorés jusqu’à présent, nous voici disposés à nous convertir tous à la foi chrétienne. » Le tyran, entendant cela, fut outré de colère et ordonna de les faire brûler tous au milieu de la ville. Mais la vierge les fortifia, et leur inspira la constance du martyre  ; puis elle les instruisit avec soin dans la foi. Et comme ils regrettaient de mourir sans le baptême, la vierge leur dit : « Ne craignez rien, car l’effusion de votre sang vous tiendra lieu de baptême et de couronne. »


En 1548, le poète Guillaume Guéroult publie une chanson spirituelle intitulée Suzanne un jour qui deviendra très connue :
Suzanne un jour d'amour sollicitée
Par deux vieillards convoitant sa beauté
Fut en son cœur triste et déconfortée
Voyant l'effort fait à sa chasteté.
Elle leur dit : si par déloyauté
De ce corps mien vous avez jouissance,
C'est fait de moi ! Si je fais résistance,
Vous me ferez mourir en déshonneur :
Mais j'aime mieux périr en innocence
Que d'offenser par péché le Seigneur.




Osiris est tué, Isis remonte le corps et organise les funérailles, 
cortège et manifestation du taureau Apis avec son idole

LES ORNEMANISTES : JEAN-DEMOSTHENE DUGOURC (1749-1825)







Un fantastique bestiaire naît sous son crayon, qui servira de modèle pour les grands ciseleurs de l’époque, Gouthière et Thomire. L’Antiquité est une source d’inspiration évidente pour les meubles, la décoration des salons, mais aussi la Chine et la Turquie pour la touche d’exotisme. Toutes les époques trouvent grâce à ses yeux, de l’Égypte au gothique... La Révolution met un terme à cette débauche de commandes toutes plus prestigieuses les unes que les autres, comme par exemple les dessins pour un palais offert par Catherine II de Russie à son amant le général Lanscoy. Dugourc travaille alors pour une manufacture de papiers-peints, invente des modèles pour des cartes à jouer ou des en-têtes de papier à lettres. En 1800, il s’installe en Espagne, travaillant pour une des résidences de la famille royale, la casa del Labrador à Aranjuez, et pour les duchesses d’Albe et d’Osuna. Dugourc revient en France en 1814 ; la montée sur le trône de son ancien mentor lui fait retrouver son titre de dessinateur du Garde-Meuble jusqu’à sa mort, en 1825.


LES HOTELS PARTICULIERS DE PARIS (PAR CHRISTIAN BENILAN)

Hôtel de la reine Catherine de Médicis, dit Hôtel de Soissons, Charles
de Bourbon-Condé, Victor-Amédée de Savoie, vers 1650.
Démoli en 1748-1749.

Hôtel de Lionne, Hughes de Lionne, duc d'Estrées, Louis Phélypeaux
de Pontchartrain, Calonne, Necker, banquier Mallet, vers 1670.
Architecte: Louis Le Vau. Démoli en 1827.

Hôtel de mademoiselle Guimard, Marie-Madeleine Guimard,
banquier Perrégaux, vers 1775.
Architecte: Claude-Nicolas Ledoux. Démoli en 1861.

Hôtel de Nevers, duc de Nevers, Catherine de Clèves,vers 1645.
Démoli après 1645.

Hôtel Thélusson, veuve du banquier Thélusson, comte de Pons-Saint-Maurice,
Caroline Bonaparte et maréchal Joachim Murat, ambassadeur russe
Kourakine, vers 1785.
Architecte: Claude-Nicolas Ledoux. Démoli en 1824.

Hôtel de Gaillonnel-Longueville, Guillaume de Gaillonel, Pierre de Thumery,
famille d'O, Robert de la Vieuville, Charles-Albert de Luynes, Claude
de Lorraine, duc d'Epernon, Henri de Longueville, prince
de Neufchâtel, duc de Luynes, ministre général Caulaincourt, vers 1630.
Architecte: Louis Metezeau? Démoli en 1806.

Hôtel de Brunoy, fermier général Louis-Etienne Bouret, comte de Ségur,
général de Ségur, maréchal Marmont, princesse Bagration,
Eugène Pereire et Juliette Fould, vers 1775.
Architecte: Louis-Etienne Boullée. Démoli en 1930.

Hôtel Dauphin-de-Liancourt-La Rochefoucauld, François de Bourbon duc de
Montpensier et dauphin d'Auvergne, Henri de La Tour duc de Bouillon, Roger du Plessis sieur de
Liancourt, duc Francois VI de La Rochefoucauld, vers 1655.
Démoli en 1825.

Hôtel d'Orléans, Louis-Philippe duc d'Orléans, vers 1780.
Architecte: Alexandre-Théodore Brongniart. Démoli en 1829.

Hôtel de Bretonvilliers, financier Claude Le Ragois, vers 1652.
Architecte: Jean Androuet du Cerceau. Démolition entre 1840 et 1866.

Hôtel Radix de Sainte-Foye, financier Bouret de Vezelay, Radix de Sainte-Foye
surintendant du comte d'Artois, trésorier général Baudard de Saint-James, 
Taillepied de la Garenne, Caroillon Destillières, marquis d'Osmond,
le concert Musard, vers 1780.
Architecte: Alexandre-Théodore Brongniard. Démoli en 1858.

Hôtel de Yturbe, Manuel de Yturbe ambassadeur du Mexique, famille Patino, vers 1895.
Architecte: Ferdinand Gaillard. Démoli en 1922.

Hôtel Bautru de Serrant, dit Hôtel Bautru Colbert, Guillaume Bautru de Serrant
introducteur des ambassadeurs, Jean-Baptiste Colbert, prince de Cellamare
ambassadeur d'Espagne, le Régent, vers 1650.
Architecte: Louis Le Vau. Démoli en 1823.


Grand Hôtel de Monville, François-Nicolas-Henri Racine du Jonquoy dit Monville
musicien danseur et maître des Eaux et Forêts, Madame Grand princesse
de Talleyrand-Périgord, vers 1775.
Architecte: Etienne-Louis Boullée. Démoli en 1855.

Palais Mazarin ou hôtel Duret de Chevry, Charles Duret de Chevry président
à la chambre des Comptes, Jacques Tubeuf, cardinal Mazarin,
banque Law, compagnie des Indes, bibliothèque nationale, vers 1645.
Architectes: Jean Thiriot et François Mansart. En partie détruit sous Napoléon III.

Hôtel de Montmorency, prince de Montmorency,
comte de Sommariva, vers 1775.
Architecte: Claude-Nicolas Ledoux. Démoli en 1858.

Hôtel Tambonneau-Pons, Jean Tambonneau prédident de la cour des comptes, 
comte de Marsan, prince de Pons, duchesse de Viileroy, adminisration du télégraphe,
vers 1650.
Architecte: Louis Le Vau. Démoli en 1842.


Hôtel du Maine, Marie-Thérèse de Bourbon princesse de Conti,
duchesse du Maine, prince de Dombes, ministère de la Guerre, vers 1720.
Architectes: Robert de Cotte et Armande-Claude Mollet. Démoli en 1832.

Hôtel de Bellegarde-Séguier, duc de Bellegarde, chancelier Pierre Séguier,
hôtel des Fermes générales du roi, vers 1620.
Architectes: Jacques II Androuet du Cerceau et Jean du Cerceau. Démoli en 1888.

Hôtel d'Argenton, comtesse d'Argenton, chancellerie du Régent,
comte Marc-Pierre d'Argenson, marquis de Voyer, vers 1715.
Architecte: Germain Boffrand, puis Charles de Wailly. Démoli en 1916.

Folie Rambouillet, ou Jardin de Reilly, financier Nicolas de Rambouillet, vers 1650.
Démolition entre 1700 et 1719.


Hôtel Taillepied de Bondy, receveur général des finances Taillepied de Bondy,
banquier Le Coulteux de Nolay, café dansant Frascati, vers 1775.
Architecte: Alexandre-Théodore Brongniart. Démoli en 1837.

Hôtel de Chevreuse-Luynes, duchesse de Chevreuse, Louis-Charles d'Albert
duc de Luynes, sénateur Louis-Joseph de Luynes, vers 1670.
Architecte: Louis Le Vau? Démolition entre 1877 et 1900.

Folie La Bouëxière puis nouveau Tivoli, fermier général Gaillard de la Bouëxière,
financier Hocquart, Foullon, banquier belge comte de Greffulhe, vers 1765.
Architectes: Le Carpentier, et Chevotet? Démolition vers 1841.


Hôtel de Jars, François de Rochechouart abbé de Jouars,
cardinal Pierre de Camboust de Coislin, comte de Sénozan banquier,
Armand Hue marquis de Miromesnil, vers 1655.
Architecte: François Mansart. démoli en 1797.


Hôtel de Valentinois, ducs d'Aumont, Alexandre de Ségur,
duc Jacques-François de Valentinois, Honoré III de Monaco, Marie Rouvray de
Saint-Simon, Le Ray de Chaumont armateur et négociant, vers 1740.
Architecte: Contant d'Ivry? Démoli en 1839.

Hôtel de Condé, Jérôme de Gondi, Henri II de Bourbon prince de Condé,
Grand Condé, les princes de Condé, vers 1680.
Architectes: Jacques Lemercier et François Mansart. démoli en 1770.

Hôtel de Saisseval, marquis de Saisseval, marquis de Roure,
maréchal Ney, ambassade d'Espagne, comte de Rostopchine, vers 1810.
Architecte: Claude-Nicolas Ledoux. Démoli en 1866.
 
Hôtel de Noaïlles, comtesse de Foix, Henri Pussort, Vincent Bertin seigneur
d'Armenonville, duc Adrien-Maurice de Noaïlles maréchal de France,
général Lafayette, Charles-François Lebrun 3ème consul et architrésorier,
Lord Henry Egerton, vers 1720.
Architecte: Pierre 1er Cailloteau-Lassurance. Démoli en 1830.

Hôtel du Grand Prieur, de Souvré Grand Prieur, Jean-Philippe d'Orléans
Grand Prieur, prince Louis-François de Conti Grand Prieur, soeurs Bénédictines,
caserne de la Garde Nationale, vers 1730.
Architectes: Pierre Delisle-Mansart, Oppenord et Jean-Baptiste Courtonne.
Démoli en 1853.

Château de Passy, banquier Samuel Bernard et Madame Fontaine, Gabriel-Bernard
de Rieux, marquis de Boulainvilliers, fermier général Le Riche de La Popelinière,
duc de Penthièvre, vers 1755. 
Démoli après 1827.

Hôtel de Beaumarchais, Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais
auteur dramatique, vers 1795.
Architecte:?. Démoli en 1818.

Hôtel Nozal, Léon Nozal industriel, vers 1910.
Architecte: Hector Guimard. démoli en 1957.

Hôtel de la rue ex Chantereine, ou de la rue de la Victoire, vicomte de Ségur
et actrice Julie Carreau, Napoléon Bonaparte et Joséphine de Beauharnais,
Charles Lefebvre-Desnouettes aide de camp, vers 1796.
Architecte: Pérard de Montreuil. Démoli en 1852.

Hôtel de Bourbon, Mademoiselle de Nantes duchesse Louise-François de Bourbon,
Louis-Joseph de Bourbon, Assemblée Nationale, vers 1765.
Architectes: Girardini, Jean Aubert, Gabriel et Lassurance. Démoli entre 1795 et 1806.
Consultez le site internet dédié au Palais Bourbon au XVIIIe siècle :
http://bourbonlassay.wifeo.com/

Palais du Trocadéro, vers 1885.
Architecte: Gabriel Davioud. Démoli en 1936.

Palais Rose, Boniface de Castellane et Anna Gould, vers 1905.
Architecte: Ernest Sanson. Démoli en 1969.

Hôtel du Bouchage, Henri II de Joyeuse comte du Bouchage, Gabrielle d'Estrées,
Pierre de Berulle et communauté de l'Oratoire, vers 1595. 
Démoli début XIXème.

Hôtel d'Uzès, Charles-Emmanuel de Crussol 8ème duc d'Uzès,
hotel des Douanes, préfet ministre Collin de Sussy, banquier Benjamin Delessert, vers 1770.
Architecte: Claude-Nicolas Ledoux. Démoli en 1870.

Hôtel de l'Escalopier, comte Marie-Joseph-Charles de l'Escalopier, vers 1840.
Démoli en 1882.

Pavillon de Bellechasse, duc de Chartres futur Philippe-Egalité,
comtesse Félicité de Genlis, princes et princesses d'Orléans, vers 1780.
Architecte: Bernard Poyet. Démoli après 1800.

Folie Neufbourg, Michel-Edmond Le Pestre de Neufbourg conseiller du roi, vers 1770.
Architecte: Peyre l'aîné. démoli en 1909.

Porte fortifiée de Saint-Denis en 1483. 
Démolie en 1672.

Le Petit Châtelet en 1781. 
Démoli en 1782.

Le Grand Châtelet, vers 1650. 
Démoli entre 1802 et 1810.

Palais épiscopal, Maurice de Sully, évêque Simon Matifas de Bussy, en 1595,
Sacagé par une émeute en 1831 et démoli en 1837.

La Bastille en 1420.
Démolie en 1789.

L'Arc triomphal de la Bastille, Henri III, vers 1650.
Démoli en 1778.

Porte de la Conférence, vers 1650.
Démolie en 1730.

Hôtel Porgès, Jules Porgès et Anna Wodianer, vers 1900.
Architecte: Ernest Sanson. Démoli vers 1950.

Hôtel Hesselin, Louis Hesselin grand maître de la Chambre aux deniers du roi, vers 1645.
Architecte: Louis Le Vau. Démoli en 1934.

Château de La Muette, Louis XV, vers 1740.
Architecte: Jacques V Gabriel. Démoli courant XIXème.

Hôtel du Bailliage du Palais, bailli ou concierge du Palais de la Cité, résidence
du premier Président du Parlement, résidence du maire de Paris dont
Jean-Sylvain Bailly et l'abbé Siéyès, vers 1655.
Démoli vers 1875.

Château de la Tournelle, Saint Vincent de Paul, vers 1615.
Démoli entre mi XVIIème et 1790.

Hôtel Bouret, financier Etienne-Michel Bouret, comte d'Andlau, prince de Saxe,
maréchal Sébastiani, duc de Galliera, vers 1810.
Démoli en 1863

Hôtel Tabary, Paul-René Tabaru écuyer, vers 1785.
Architectes: Claude-Nicolas Ledoux et Petit-Radel. Démoli en 1820.

Le Mont Louis, les Jésuites, père François de la Chaise confesseur de Louis XIV, vers 1650.
Démolition courant XIXème.

Palais des Tuileries, Catherine de Medicis, Henri IV, Louis XIV, vers 1675.
Architectes: Philibert de l'Orme, Jean Bullant, Louis Le Vau et François d'Orbay.
Démolition fin XIXème.

Les Bains Chinois, Pierre-François Rapin perruquier, marquis Louis-Marthe Gout d'Arcy, vers 1795.
Architecte: Nicolas-Samson Lenoir. Démolition en 1853.

Château du Louvre, Philippe-Auguste, Charles V, vers 1420.
Architecte: Raymond du Temple. Démolition entre 1528 et 1673.

Hôtel Giambonne, Octave-Marie-Pie Giambonne banquier génois et écuyer et
conseiller secrétaire du roi, vers 1780.
Architecte: Nicolas-Samson Lenoir. Démolition en 1871.

Hôtel de Duras, Germain Boffrand, Jean-Henry de Durfort duc de Duras,
Emmanuel-Félicité de Duras maréchal de France, vers 1720.
Architecte: Germain Boffrand. Démolition en 1931.

Folie de Chartres, duc de Chartres puis duc d'Orléans Philippe-Egalité, vers 1780.
Architectes: Colignon et Carmontelle. Démolition en 1852.


Hôtel Kessler, Georges-Alexandre Kessler et Cora Parsons,
Kenneth-Baker Schley, parfumeur François Spoturno dit Coty, vers 1910.
Architecte: Ernest Sanson. Démolition en 1960.

Hôtel de Mlle. Dervieux, danseuse Anne-Victoire Dervieux,
Mademoiselle Lange, Louis Bonaparte et Hortense de Beauharnais,
légation des Etats-Unis, tailleur Staub, vers 1780.
Architecte: Alexandre-Théodore Brongniart. Démolition en 1867.

Hôtel Guénégaud du Plessis, Henri de Guénégaud, Anne-Marie Martinozzi veuve
du prince Armand de Bourbon-Conti, famille Conti, vers 1660.
Architecte: François Mansart. Démolition en 1765.

Propriété Maison Rouge, maison de plaisirs, vers 1790.
Démolie en 1881.

Hôtel de Senneterre, maréchal Henri de la Ferté-Senneterre, vers 1655.
Architecte:? Démoli en 1685.

Château d'eau et fontaine du Palais-Royal,  Le Régent Philippe d'Orléans, vers 1725.
Architecte: Robert de Cotte. Démoli en 1854.

Hôtel de Montesson, marquise de Montesson, duc d'Orléans 
Louis-Philippe-Joseph, prince de Schwarzemberg ambassadeur d'Autriche, vers 1775.
Architectes: Alexandre-Théodore Brongniart et Henri Piètre. Démoli en 1829.

Hôtel de Varangeville, Angélique Courtin marquise de Varangeville,
comtesse de Ruppelmonde, comte de Guerchy, banque d'Algérie, vers 1715.
Architecte: Jacques V Gabriel. Mutilé en 1876.

Maison de Mademoiselle de Saint-Germain, Louise Tirmant de Saint-Germain, vers 1775.
Architecte: Claude-Nicolas Ledoux. Démolie début XIXème.


Chaumière de Madame Tallien, Devin de Fontenay et Théresia Cabarrus, devenue par
la suite Madame Tallien, épouse du conventionnel Jean-Lambert Tallien, 
guinguette "l'Acacia", vers 1795.
Démolie mi XIXème.

Hôtel de Vendôme, les Chartreux, Marie-Anne de Bourbon veuve du duc de Vendôme,
les ducs de Chaulnes, princesse douarière Elisabeth d'Anhalt-Zerbst,
comtesse de Toulouse, notaire Rousseau, maréchal François-Joseph duc de Dantzig,
Ecoles des Mines, vers 1670.
Démolition mi XIXème.

Hôtel du Rocher, Joseph Bonaparte et Julie Clary avec Letizia(sa mère) et ses frères
Lucien et Louis Bonaparte, maréchal Gouvion Saint-Cyr, institution Gasc, institution Cousin, vers 1800.
Démoli en 1877.

Chambre des Comptes, vers 1750.
Architecte: Jacques V Gabriel. Démolie en 1871.

Troisième porte Saint-Honoré, Louis XIII, vers 1645.
Démolie en 1773.

Enclos du donjon du Temple, chevaliers du Temple, princes de Conti,
ministère des cultes, bénédictines de l'Adoration perpétuelle du Saint Sacrement,
caserne de la Garde Nationale, vers 1450.
Démoli entre 1809 et 1853.

L'Arc de Triomphe du Trône, Louis XIV et Marie-Thérèse d'Autriche, vers 1675.
Architecte: Claude Perrault. Démoli en 1716.

Hôtel et chapelle de la reine Margot, Marguerite de Valois, fille d'Henri II et Catherine
de Medicis, première épouse d'Henri IV, vers 1615.
Démoli fin XVIIIème.

Hôtel Hocquart-Fesch, Jean-Hyacinthe-Emmanuel Hocquart Président en
Parlement, marquis de Montfermeil, Joseph Russel, Vincent Lombard,
abbé puis cardinal Joseph Fesch, banquier Alessandro Robaglia, Madame de Fougière,
comtes de Pillet-Will, vers 1801.
Architecte: Claude-Nicolas Ledoux. Démoli en 1863.

Hôtel de Conti-Brienne (modifié), François Duret Président au Grand Conseil,
Françoise de Mailly veuve du marquis de la Vrillière, princesse  Louise-Elisabeth
de Bourbon-Conti, secrétaire d'Etat Louis-Marie-Athanase  de Loménie
comte de Brienne, Lucien Bonaparte et Alexandrine de Bleschamp,
Maria-Laetizia Bonaparte, ministère de la Guerre, vers 1803.
Architectes: François Daubias-Aubry et Simmonet.


Hôtel de Thélusson, veuve du banquier Thélusson, comte de Pons-Saint-Maurice,
Joachim Murat et Caroline Bonaparte, ambassade de Russie, vers 1803.
Architecte: Claude-Nicolas Ledoux. Démoli en 1824.

Hôtel de Chârost (modifié), Armand de Béthune duc de Chârost gouverneur
de Louis XV, comte de la Marck, Pauline Bonaparte et prince Borghèse, duc de Wellington,
ambassade de Grande Bretagne, vers 1804.
Architecte: Antoine Mazin.

Hôtel de Beaudreuil (modifié et victime de contructions modernes  mi-XXème adjacentes),
Joseph-Hyacinthe-François de Paule de Rigaud
comte de Vaudreuil grand fauconnier de France, famille Chabrillan,Elisa Bonaparte
et Félix Bacciochi, famille d'Uzès, Anne de Rochechouart de Mortemart, vers 1804.
Architectes: De la Brière et Bienaimé.


Christian BENILAN - Architecte des bâtiments de France / conservateur de domaines nationaux. Aquarelliste à ses heures perdues depuis 1976 & "historien du paysage".  

e-mail : cbenilan@wanadoo.fr - 
Tel : 06 60 40 47 26